Les fausses victoires.
Les universités.
L’une après l’autre les universités rentrent dans le rang et les cours reprennent. Les étudiants ont été vaincus par le temps. Par le temps et pas par ce gouvernement de gangsters. Sur l’ordre de Tricky Nick , la Pécresse (fille du président de Bolloré-Télécom, toujours servir les copains...) a laissé pourrir la situation. Parier sur l’échec, sur la peur des étudiants de jouer avec leur avenir, sur le coût financier assuré par les parents de bonne volonté. Quelle bassesse.
Il y a des victoires qui sonnent comme des défaites. Je sais bien qu’à force de tromperies, de mensonges et de coups fourrés ce gouvernement n'est plus à ça près, mais cette fois il a osé mépriser l’élite de la nation, les chercheurs , ceux qui préparent l’avenir, ceux qui décrocheront les Nobel, feront progresser la science, la pensée la connaissance et inscriront leurs noms dans l’histoire de manière bien plus prestigieuse qu’un ministre UMP-godillot ne pourra jamais l’espérer..
C’est peut-être ça, d’ailleurs qui contentent le plus ces minables maroquinés : la revanche mesquine contre ceux qui auront toujours au moins une longueur d’intelligence de plus sur eux.
Les sondages pour les européennes.
On ne sait plus compter à droite. On se réjouit (pas très fort certes…) qu’à deux semaines du scrutin européen l’UMP se place en tête des suffrages estimés avec 26 ou 27% d’intention de votes alors que le PS peut actuellement et toujours selon les instituts de sondage , espérer en recueillir 24%.
Pas honteuse la droite de ne faire que 27% tout compris ? Le parti présidentiel se souvient-il qu’il cumule les voix passées du RPR, de l’UDF et des petits partis ralliés au panache douteux de l’hôte élyséen?
100% moins 27 % égale quand même une belle jolie majorité de Français bien décidés (s’ils votent) à dire merde à celui qui ruine le service public et enrichit ses amis.
Alors on se console, on dit qu’on est les premiers…
Tiens, au fait, il y a longtemps que ceux de ce gouvernement qui parlaient ne sont plus audibles. Où sont-elles les Rama (obligée de créer un blog pour se faire entendre) et les Fadela ?
Au coin, les mains sur la tête.
Les mots qui gênent.
Rien à voir avec tout ce qui précède. Lors d’une conversation avec mon ami Mouloud Aïssou, excellent professionnel de l’image et de l’écrit sur une chaîne du service public déclinée en versions régionales, nous avons parlé vocabulaire. Il m’a fait remarquer à juste titre que le terme « ratonnade » est toujours utilisé couramment dans les articles de presse et qu’il est même élargi à d’autres victimes que celles auxquelles le mot faisait originellement allusion. On l’utilise comme s’il était justifié aujourd’hui d’évoquer en terme de « ratons » les Arabes poursuivis par une vindicte raciste, laissant s’installer dans l’imaginaire une foule de lâches rongeurs fuyant au ras du sol devant un ennemi plus fort et courant sur deux pieds.
Mouloud me faisait remarquer qu’une autre expression, utilisée quant à elle dans les années 30, les sombres années de l’antisémitisme triomphant, faisait appel à la même construction, il s’agissait des youpinades ! Je constate au passage que mon logiciel souligne ce dernier mot comme n’existant pas mais qu’il laisse allégrement passer ratonnade.
Il ne viendrait à personne (les amis du gros borgne octogénaire ou de l’ex humoriste barbu monomaniaque mis à part) l’idée d’utiliser ce terme malodorant. Alors pourquoi continuer d’utiliser le mot de ratonnade ?
Attention aux mots, ils sont bien plus fort qu’on ne saurait l’imaginer, ils contiennent davantage que des idées, il faut toujours surveiller ce qu’on dit, pour éviter de vomir des immondices sans même s’en rendre compte.