Entre Hongrois…
Eu, le Sarkozy !
En interpelant son homologue hongrois sur sa loi, certes contestable, concernant la liberté de la presse, le nain de l’Elysée s’est pris les pieds dans le tapis. Son cousin lui a sèchement répliqué que dans son pays, au moins, les présidents de chaînes de l’audiovisuel public ne sont pas nommés par l’exécutif.
Quand on fait remarquer à quelqu’un qu’il a le nez qui coule, il vaut mieux ne pas être morveux soi-même. Hongrois donner des leçons et on finit par en recevoir !
2011
Bonne année. Allez, c’est fait.
Celle d’avant n’a pas été très heureuse. Je ne vais pas énumérer ici les gens qui sont partis, mais franchement, il y a des jours on se demande si le côté obscur de la Force n’a pas pris le dessus depuis longtemps. Si seulement il ne s’était agi que de gens de nos âges ou plus vieux on se dirait, même si cela peine souvent beaucoup, que la nature étant ce qu’elle est et que le temps allant son chemin, tout est finalement tragiquement normal.
Mais voir des gosses de vingt ans porteurs du même maillot de footballeur se serrer en pleurant autour du trou où repose l’un des leurs, il y a de quoi demander des comptes à celui qui n’existe peut-être pas. Même s’il n’existe pas.
Et pendant ce temps-là, Le Pen, 82 ans, devient président d’honneur du Front National. Il y a des mots que l’on s’étonne de trouver ensemble dans une même phrase.
Mediator
Avec du recul on se demande comment, avec un nom pareil, ce médicament a pu faire autant de victimes. Entre Terminator et Predator, les analogies et consonances m’auraient en tout cas empêché de me lancer dans cette aventure-là. Sachant par ailleurs que l’organisation du laboratoire Servier autour de son vieux gourou n’est pas sans analogie avec le Mandarom et sa Sainteté le Seigneur Hamsah Manarah (connu par la sécu sous le nom de Gilbert Bourdin), je me suis toujours défié de l’entreprise. On sait depuis toujours que Servier, seul maître à bord après l’argent, n’a qu’une idée en tête, amasser, amasser, amasser.
Aujourd’hui, contre toute étude scientifique, il ose affirmer devant ses adeptes que le vrai chiffre des victimes de sa molécule est de trois morts. Comme si, trois morts pour un médicament destiné à soigner sinon guérir des personnes malades, ne signaient pas définitivement son échec.
Imaginez, Monsieur Servier, que ces trois morts soient votre comptable, votre banquier et votre fondé de pouvoir… ça vous fait moins sourire, là, Non?