Jean-Marie Bigard, le 11 septembre, la radio et la liberté d'expression.
Tout le monde tombe sur le dos de Bigard, humoriste dont je ne goûte que peu l'humour, parce qu'il a osé émettre un avis différent de la vérité officielle sur les attentats du 11 septembre 2001. La radio sur laquelle il s'est exprimé a tenu à se désolidariser de ses propos et tout ce que le monde bien pensant compte de voix qu'on écoute pousse des cris d'orfraie.
On jurerait qu'il a nié l'existence des chambres à gaz.
Je ne sais pas ce qui est vrai dans ce qu'on nous a dit des attentats du 11 septembre et je doute que les choses soient aussi simples qu'on nous les a racontées. Mais là n'est pas le propos.
Il semblerait soudain que mettre en doute la parole du gouvernement le moins légitime du pays le plus magouilleur relève du crime de révisionnisme. En quoi une telle opinion ne serait-elle pas défendable ou au moins exprimable?
A qui fera-t-on vraiment croire, et ce n'est qu'un exemple, que les enquêteurs ont retrouvé intacts les passeports des terroristes dans les ruines des tours de Manhattan, alors que l'avion a été pulvérisé ainsi que tous ses occupants dans une boule de feu?
Est-ce injurieux envers les victimes que d'imaginer que le gouvernement américain a pu au moins utiliser ces attentats à son profit, sinon pire?
Oui, mettre en doute l'existence des chambres à gaz est une injure envers les victimes du nazisme, non, mettre en doute la version officielle donnée par le gouvernement Bush ne revient pas à insulter les morts de Manhattan.
Jean-Marie Bigard a eu raison, non pas forcément de dire ce qu'il a dit, mais simplement de trouver le courage de forcer le mur de la pensée unique, d'oser montrer qu'on nous prend pour des imbéciles et que nombre d'entre nous sont prêts à se battre pour que ça continue.